La manipulation à son apogée
Vous pensiez être un lecteur averti ? Vous êtes du genre à deviner l'identité du coupable dès le troisième chapitre ? Oubliez tout ce que vous croyez savoir. Ce roman va se jouer de vous, vous manipuler, vous diriger exactement là où il veut pour mieux vous prendre à revers.
L'intrigue est tissée avec une précision diabolique. L'auteur sème des indices microscopiques tout au long du récit. Tout est sous nos yeux depuis le début, mais l'illusion est si parfaite que l'on tombe dans le piège avec une naïveté déconcertante.
Le moment de la bascule
Et puis vient ce fameux chapitre. Cette phrase anodine qui, soudainement, fait s'effondrer toutes vos certitudes. Le monde que l'auteur avait soigneusement construit se retourne comme un gant. C'est le vertige. L'incrédulité. Vous reprenez la lecture depuis le début pour vérifier, et l'évidence vous frappe : tout était là.
C'est un chef-d'œuvre de construction narrative. Un de ces livres que l'on veut immédiatement faire lire à son entourage, ne serait-ce que pour pouvoir enfin en parler avec quelqu'un.
